Dans un monde digital de plus en plus complexe, déléguer est souvent une bouffée d’oxygène.
Déléguer sa stratégie digitale, que ce soit son site web, ses tunnels de vente, ses email marketing, c’est éviter de perdre son temps et privilégier de se concentrer sur son cœur de métier.
Mais voici la réalité : déléguer ne veut pas dire décrocher, ou gober aveuglément ce qu’on vous dit. Et cela reste valable, que la délégation soit externe ou interne !
Et je l’ai vu des dizaines de fois.
Des clientes pleines de bonnes intentions, qui confient leur technique à un prestataire sans trop comprendre ce que contient la prestation… et se retrouvent avec un résultat qui ne leur ressemble pas.
Et parfois, elles ne s’en rendent compte que des semaines plus tard. Ou pire, elles se disent que finalement il faut tout recommencer !
C’est bon, c’est fait"… ou pas ?
C’est LA phrase qui devrait toujours vous faire lever un sourcil.
Car derrière ce petit « c’est fait », il peut se cacher :
– des bugs non identifiés,
– des automatismes mal réglés,
– un message flou,
– ou tout simplement… un outil qui ne sert pas votre intention.
Pourquoi ?
Parce que le prestataire a peut-être fait ce qu’il pensait juste, mais sans avoir votre vision.
Parce que ce que vous aviez en tête n’a pas toujours été clairement exprimé.
Et parce que vous n’avez pas pu ou su vérifier.
L’autre point d’alerte est de savoir quelles sont les prestations qui devaient être inclues.
Prenons un exemple : vous demandez à faire un tunnel de vente. Vous avez donné vos instructions, mais n’avez pas précisé pour qui était destiné ce tunnel ni que faire lorsque la personne a donné son email.
Pour vous, vous désirez qu’une campagne de mail démarre pour ensuite faire la promotion d’une de vos offres.
Par manque de précision, votre prestataire, s’il ne va pas chercher plus loin que vos instructions, risque d’oublier. Donc quand il dit ‘c’est fait’, la campagne de mails n’est pas réalisée.
Votre tunnel ne sert donc à rien ! Dommage !
Déléguer sans piloter, c’est comme diriger un orchestre les yeux fermés
On peut imaginer une baguette qui s’agite… mais sans regarder les musiciens, sans écouter les nuances, sans sentir les équilibres, que va-t-il réellement sortir ?
D’ailleurs des tests ont été faits de diriger un orchestre avec une IA comme chef d’orchestre, et c’est tout sauf une réussite. En tout cas pas encore et j’espère que cela ne le sera jamais !
Je le répète souvent : vous êtes la cheffe d’orchestre de votre business.
Ce n’est pas à vous de jouer chaque note, ni de maîtriser tous les instruments techniques. Mais c’est à vous de donner l’impulsion, le tempo, l’intention.
C’est vous qui savez ce que vous voulez transmettre. Ce que vous voulez faire vivre à votre audience. Ce que vous souhaitez que vos outils digitaux expriment de votre posture, de vos offres, de votre univers.
Et pour cela, vous devez rester au contact de ce qui se joue.
Ne pas tout faire, non.
Mais savoir ce qui est fait, pourquoi c’est fait, comment cela sert votre partition globale, oui
Un formulaire automatisé, une séquence mail, une page tunnel ou un module de formation, ce sont des instruments. Ils peuvent jouer juste… ou complètement à côté de la mélodie.
À vous de garder l’oreille affûtée et l’œil ouvert.
Pas pour tout contrôler, mais pour garder la cohérence de l’ensemble.
Car une symphonie ne s’improvise pas. Elle se compose, elle se répète, elle s’accorde.
Et votre business, c’est votre propre création musicale. 🎼
4 étapes pour une délégation efficace ET maîtrisée
Etape 1 : Bien définir ce que vous attendez
Avant de déléguer, soyez précise :
Qu’est-ce que vous voulez obtenir ?
Pour qui ? Pourquoi ? Quel ton, quelle intention ?
Quels sont vos critères de réussite ?
Un brief flou, c’est le meilleur moyen d’obtenir un résultat qui ne vous convient pas.
Etape 2 : Donner un délai réaliste
Un prestataire, c’est un collaborateur, qu’il soit en interne ou en externe. Il doit être cadré.
Fixer une date de livraison permet de garder la dynamique, et de prévoir du temps pour les tests ou ajustements.
Etape 3 : Tester, vérifier, valider
Vous devez vous mettre dans la peau de votre client ou prospect :
Est-ce fluide ?
Est-ce que les messages sont clairs ?
Est-ce que tout fonctionne comme prévu (liens, formulaires, automatisations, etc.) ?
Même si ce n’est pas votre domaine, vous avez le droit de poser des questions. Et surtout, d’exiger des explications compréhensibles.
Et comme on n’est jamais mieux servi que par soi-même, testez vous-même ce que vous mettez en place ! Et considérez que vous êtes à la place de vos clients et/ou prospects.
Etape 4 : Demander des ajustements
Ce n’est pas du fignolage, c’est du réglage fin.
Et c’est ça qui va faire la différence entre un tunnel impersonnel et un outil vraiment aligné avec votre énergie.
L’équilibre parfait : confiance + implication
Déléguer, c’est faire confiance.
Mais c’est aussi assumer son rôle de pilote.
Ce n’est pas parce que vous allez contrôler que vous montrez un manque de confiance.
Personnellement je demande toujours à mes clientes de tester car même moi je peux faire des erreurs, même avec la meilleure volonté du monde.
Et pour contrôler, vous n’avez pas besoin d’être technicienne. Certes, vous n’êtes pas l’experte mais vous êtes légitime à demander des comptes et des explications et à dire si vous n’êtes pas satisfaite.
Restez toujours informée, actrice, et surtout au clair sur l’intention derrière chaque action digitale.
En conclusion : restez à la baguette 🎼
Vous pouvez et devez être entourée.
Mais ne vous laissez jamais déposséder de votre propre stratégie.
Gardez un œil, posez des questions, impliquez-vous.
Parce qu’un outil digital n’est pas juste une « tâche cochée », c’est un prolongement de vous.
Et vous méritez qu’il sonne juste.
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